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catalan au pays de la teranga.over-blog.com

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expat notre vie à Dakar Sénégal, nos visites, et plein de photos, bref une tranche de vie au pays de la téranga

Publié le par martins carole
les Bediks 3éme partie

Un peu d'histoire :

Avec des bouts de nez percés, des pieds bien ornés, des parures captivantes, les Bédik sont monogames ou polygames peu importe la religion embrassée. Un homme peut à cet effet disposer jusqu’à 5, 6 voire 7 femmes ou plus. Cela s’explique, de l’avis de Jean-Marc Keita, par le fait que l’homme n’abandonne pas les femmes de son frère, une fois ce dernier décédé. Ils restent majoritairement animistes et chrétiens parce que soucieux de la sauvegarde de leur tradition. Avec l’évangélisation et l’islamisation, ils portent des noms catholiques ou musulmans. Mais ils conservent précieusement leur coutume. L’initiation des garçons à l’âge de 15 ans appelée « Olèthie » est toujours pratiquée et permet le passage de l’adolescence à l’âge adulte. Elle se pratique dans le bois sacré situé à 38 km du village d’Iwole, lieu appelé en Bédik « Manangodé» ou lieu de formation. Les circoncis, d’après Jean-Baptiste, passent la nuit dans les cases coutumières. L’initiation se fait un samedi, on les tresse de façon renversée. Ils sont décorés et chaque initié porte un pantalon bouffant octroyé par le papa, un couteau, des chaussures en cuir et un grand boubou, poursuit le chef de village. Lors des combats contre les masques, ils sont aidés par leurs oncles. Mais, auparavant, pour chaque garçon, on égorge un coq dans les cases à bière chez les grands fétiches pour vérifier la couleur des entrailles de l’animal.

« Cela permet de savoir si le garçon rencontrera un malheur lors de l’initiation ou non. La couleur blanche des entrailles est signe de bonheur ; la couleur noire, elle, est signe de malheur», soutient M. Keita.

les Bediks 3éme partie

PRATIQUES MULTISECULAIRES

En territoire bedik, les cérémonies traditionnelles commencent avec une fête dédiée au chef de village et qui représente la période de récolte du mil. Composée essentiellement de danses et de chants, cette fête donne autorisation aux populations d’acheminer leurs récoltes vers le village. Au total, pas moins de huit fêtes sont célébrées annuellement par les Bedik. La fête des femmes, célibataires et mariées confondues, se déroule sur une semaine. Durant ces festivités, seules les femmes sont appelées à danser en compagnie des masques même si ce sont les hommes qui décident de la tenue de l’événement. D’autres manifestations existent aussi chez les femmes, tels que le « manoukatial » et le « matiank » qui sont des fêtes de récoltes de mil et de maïs. Toutefois, les femmes mariées uniquement ont leur fête célébrée tous les cinq ans et elles sont les seules autorisées à danser pendant la cérémonie. Il y a aussi la fête des masques durant laquelle chacun (homme, femme, masque) essaie de faire montre de ses capacités physiques à suivre le rythme des tam-tams, se tordant sous les coups des batteurs enivrés.

les Bediks 3éme partie

SYSTEME DE CLASSE D’AGE

Grands conservateurs de leurs traditions, les Bedik ont aussi su sauvegarder d’autres fêtes telles que celle des vieux et celle des morts. Appelée « elaba», cette fête donne l’occasion aux habitants de faire de la bière de mil avec laquelle ils se lavent les mains pour se débarrasser complètement du mort et afin qu’il soit « bien accueilli là où il va et lui éviter le malheur ». Selon certaines croyances traditionnelles, pendant la fête des morts, les défunts reviennent à la vie et participent aux festivités. Le système de classes d’âge existe toujours dans cette communauté. Et la case commune, elle, représente chez les Bedik, un dortoir fixé à la place du village et qui est destiné uniquement aux jeunes garçons. Chez les Bedik, à l’occasion des baptêmes, les cheveux du nouveau-né sont confiés au grand fétiche de la famille qui est appelé à veiller sur lui. Dans ce village fondé par Koutine Keita, village appelé aussi Bandé chez les peulhs à cause du nom qu’ils ont donné à la montagne, l’initiation continue d’être un frein à l’étude des garçons en âge d’être initié. « On retient le garçon pour l’initiation quitte à ce qu’il reprenne ses études après »,

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